Par Anna Musso, developpementdurablelejournal.com

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« Nous passons plus de 80% de notre temps dans des espaces clos, qu’il s’agisse des transports, du bureau ou encore de l’habitat. Il est donc essentiel de se préoccuper de la pollution intérieure, générée par différentes sources et activités, qui affecte directement ou à plus long terme notre santé » a introduit Fabien Squinazi, directeur du grand Laboratoire d’hygiène de la ville de Paris, à l’occasion de la journée des rencontres scientifiques qui se sont déroulées hier, à Paris, sur le thème Qualité de l’air & Santé. Organisé par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) dont la mission est de contribuer à assurer la sécurité sanitaire dans l’ensemble des milieux de vie, incluant le travail, l’événement a réuni différents experts venus faire le point sur les multiples sources de pollution intérieure et présenté les résultats de leurs travaux, subventionnés en partie par l’Afsset.
Parmi les nombreuses sources de pollution de l’air intérieur actuellement connues, Fabien Squinazi a pointé les matériaux de constructions, les meubles, les appareils de combustion, les activités humaines (ménages, bricolage, tabagisme…) et la pénétration des polluants extérieurs dont le taux dépend de l’implantation du lieu. « La pollution intérieure est d’autant plus préoccupante qu’aujourd’hui les bâtiments sont mieux isolés et la ventilation souvent insuffisante. Or ce sont les populations les plus fragiles, telles que les personnes âgées, malades ou les enfants qui passent le plus de temps à l’intérieur » a souligné Fabien Squinazi. Or, toutes ces sources de pollution ont un impact direct ou a plus long terme sur la santé, a rappelé le chercheur ; elles peuvent, selon les cas, entraîner une hypersensibilité aux produits chimiques, une tuberculose, une légionellose, des allergies respiratoires « qui ont doublé en vingt ans » précise le scientifique, de l’asthme, favoriser l’apparition de cancers (c’est le cas de la cigarette qui contient 4 000 substances chimiques dont 40 sont soupçonnées d’être cancérigènes et du formaldéhyde ou formol, notamment présent dans la colle pour moquette ou les meubles constitués de panneaux de bois aggloméré ), ou encore la mort par monoxyde de carbone…
Parmi ces causes de pollution, Fabien Squinazi met l’accent sur « les moisissures allergisantes », causées par l’humidité, qui, on le sait moins, engendrent irritations et allergies. Une source qui « mériterait d’être étudiée pour connaître le lien exact entre une surface contaminée et l’apparition d’une allergie » commente le chercheur.
Pour réduire toutes ces causes de pollutions intérieures, le chercheur recommande d’aérer quotidienne les locaux, d’éliminer la poussière domestique, d’entretenir les appareils de combustion, de limiter l’exposition aux composés organiques volatils émis par les matériaux et les produits, de surveiller les matériaux contenant des fibres isolantes, de protéger les anciennes peintures au plomb et enfin de maîtriser la contamination de l’eau chaude sanitaire.
C’est, en effet, par cette dernière voie, que se propage la légionelle, bactérie qui vit dans l’eau chaude mais se transmet par les voies aériennes. Or si le nombre de cas de légionellose stagne en France (environ 1000 à 1400 cas sont recensés chaque année), « le problème n’est pas réglé » ont expliqué les chercheurs. « Un quart de siècle après leur découverte, les légionelles sont toujours d’actualité et constituent un véritable problème de santé publique » a rappelé Laurence Mathieu, responsable du Laboratoire d’hydroclimatologie médicale, santé et environnement de Nancy et directrice du projet Légion’AIR, subventionné par l’Afsset.
Les travaux de l’équipe de la scientifique ont notamment permis d’établir la relation entre la concentration des légionelles présentes dans l’eau et la quantité engendrée dans l’air. En effet, la contamination humaine se fait exclusivement par l’inhalation d’un aérosol d’eau contaminée par la bactérie. Les résultats de l’étude ont ainsi montré qu’au delà de 104 légionelles par litre d’eau, le risque d’être contaminé augmentait d’un facteur de 2,4. « Le seuil fixé par la réglementation française de 103 légionelles/L d’eau donne donc une marge de sécurité pour la santé » a rassuré la chercheuse. Encore faut-il que cette règle soit strictement appliquée.
Lors d’une conférence de presse à Paris de l'Observatoire des micro et nanotechnologies (OMNT), Daniel Bloch, médecin du travail au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), a lancé un cri d’alarme concernant la banalisation des nanoparticules dans notre environnement, et les risques pour notre santé.
Plus de 550 produits aujourd’hui commercialisés contiennent des nanoparticules, formées de grains de matières diverses. Selon la définition officielle, deux dimensions sur trois sont inférieures à cent nanomètres, soit un dix-millième de millimètre.
Certes, l’exposition aux nanoparticules a toujours existé. Chaque centimètre cube d’air que nous respirons contient jusqu’à 10.000 particules ultrafines, et ce nombre varie dans de fortes proportions en fonction de la saison ou de la pollution industrielle. Mais l’intrusion des nouveaux matériaux change la donne avec l’introduction d’une très grande quantité de nanofibres et de nanoparticules aux propriétés physico-chimiques très diverses, et même inédites. On estime qu’à l’horizon 2015, le nombre de matériaux comprenant des nanoparticules atteindra les deux millions.
« Plus la matière est coupée en petits morceaux, plus elle est réactive et donc dangereuse », résume Daniel Bloch, comparant la situation avec un plat en sauce : lorsqu’on ajoute un oignon, on l’émince pour donner plus de goût.
Un des problèmes les plus aigus des nanoparticules provient justement de cette propriété. Si, dans l’industrie, le risque encouru par les travailleurs est traditionnellement mesuré en fonction de la masse des particules, c’est leur surface totale qui devra être prise en considération pour les nanoparticules. Or, celle-ci croît exponentiellement avec leur nombre. Heureusement, comme l‘explique Daniel Bloch, les dispositifs destinés à éviter l’exposition aux gaz sont aussi efficaces pour les nanoparticules. Mais ils ne sont utilisables qu'en zone confinée…
Dans la nature, les nanoparticules se trouvent aussi partout. Parmi leurs applications les plus courantes, on relève l’oxyde de titane et l’oxyde de silice, utilisés pour les crèmes corporelles, mais aussi la silice colloïdale qui entre dans la composition du chocolat en poudre (pour éviter la formation de grumeaux).
Or, chaque nanoparticule est particulière, présentant des propriétés physico-chimique, toxicologique et environnementale spécifiques, pour lesquelles il faut mettre en œuvre des moyens de protection adaptés. Prévenir ces risques implique donc de caractériser ces propriétés, avant d’en déterminer les effets sur les cellules et les organes.
Il y a plusieurs années déjà, il avait été constaté que les nanoparticules se déposaient dans les voies pulmonaires profondes dans des proportions plus importantes que les particules de grande taille. Une activité physique intense augmente ce dépôt. Ainsi, des études remontant aux années 1980 et 1990 avaient déjà démontré que les particules de dioxyde de titane avaient la propriété de pénétrer l’épithélium pulmonaire, puis de passer dans les circuits lymphatiques pour ensuite s’accumuler dans les ganglions lymphatiques. La circulation sanguine a aussi pour effet de distribuer les particules dans tous les organes (foie, rein, cœur, cerveau).
Alors que le passage de la barrière dermique restait controversé, Francelyne Marano, directrice du laboratoire de cytophysiologie et toxicologie cellulaire de l'Université de Paris 7, affirme aujourd’hui qu’elle est possible non pas sur une peau saine, mais à la faveur d’une lésion légère. Un coup de soleil suffit. Francelyne Marano marque aussi son inquiétude face à la similarité avec l’amiante, car « on retrouve le type de conformation de l'amiante chez les nanotubes », affirme-t-elle, soulignant que l’on connaît encore peu la capacité de ces nouveaux matériaux à passer dans le sang puis vers d’autres organes.
Jean-Yves Bottero, directeur du Centre européen de géosciences de l'environnement d'Aix-en-Provence, explique que dans la nature, les nanoparticules « peuvent transporter, par gramme, de grandes quantités de contaminants connus ». Mais heureusement, elles « semblent vite bloquées dans leur transfert et restent dans le sol sans atteindre la nappe phréatique ». Mais même à faible dose, une altération masquée de l'ADN (patrimoine génétique) reste à craindre sur le long terme avec effet sur la biodiversité, selon le chercheur
Une augmentation sans précédent des allergies et de l’asthme : L’allergie est classée au 4ème rang des pathologies mondiales par l’OMS
En une décennie, le taux de personnes souffrant d'allergies a doublé en France.
Les 14e États généraux de l'asthme et de l'allergie se sont tenus samedi dernier à Paris. Le thème était :
«Asthme et Allergies : faut-il accuser l’environnement ?»
Le Professeur Daniel Vervloet, pneumo-allergologue marseillais et président de l'association "Asthme et allergies" a déclaré à "La Provence" paru le 27 novembre : "Les saisons polliniques sont plus précoces et durent désormais plus longtemps (de 6 à 10 jours de plus). Et les pollens sont également plus agressifs"...
L'air intérieur mis en cause
La pollution atmosphérique n'est pas la seule cause d'affection respiratoire. L'air confiné des logements qui contient des polluants physiques, chimiques et biologiques… peut nuire à la santé des personnes. "Les sprays et autres déodorants émettent des substances potentiellement toxiques pour les bronches. N'oublions pas les poils de chien ou de chat et les acariens".
C'est pourquoi il est essentiel d'aérer suffisamment toutes les pièces de la maison.
Préserver l'environnement, c'est aussi lutter contre un nombre grandissant de pathologies liées à la dégradation de la planète. En adoptant quelques gestes quotidiens, il est possible d'inverser la tendance… Et de réaliser de substantielles économies.
Agnès Duperrin, Florence Daine (Source : Planète attitude : les gestes écologiques au quotidien, WWF/Seuil Pratique)
source www.notretemps.com
C'est évidement conseillé d'avoir une activité physique. Presque tous les sports sont possibles si on respecte quelques précautions simples et si on prend un traitement adapté avant le sport.
Presque tous, mais deux points sont fondamentaux quelque soit le type de sport :
Les conditions atmosphériques d’exercice
Le risque d’asthme d’effort augmentent si l’air est plus froid, plus sec, plus humide.
La durée de l’exercice
Le risque d’asthme d’effort augmentent si la durée est longue (supérieur à 6 et 10 minutes).
Les sports qui favorisent le moins l’asthme (pratiqués dans des conditions adéquates) sont :
Téléchargez la Brochure au format PDF : Asthmatiques, Bougez ! C'est possible
Les livres qui parlent de l'asthme
En Février 2007, près de 500 experts étaient réunis à l'Unesco à Paris pour rendre leur verdict sur le réchauffement climatique qui menace la planète d'ici la fin du siècle.
Les délégués du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sont chargés de rédiger un "résumé à l'intention des décideurs", synthèse d'une dizaine de pages des quelque mille pages de leur 4e rapport scientifique.
Ce texte sera négocié ligne à ligne avant d'être adopté par consensus et présenté le 2 février. En 2001, le Giec s'était accordé sur une hausse possible des températures moyennes de la planète de +1,4° à +5,8°C d'ici 2100 par rapport à 1990, selon les scénarios socio-économiques envisagés.
Sa nouvelle édition pourrait affiner les prévisions, et les accompagner d'indice de confiance plus élevés, du fait de l'amélioration des connaissances. Elle devrait aussi prendre en compte les effets d'amplification qui pourraient découler de la modification de la végétation, de la fonte des glaces et du réchauffement des océans.
Le Giec, créé en 1988 par les Nations unies et l'Organisation météorologique mondiale, a précisément cette vocation d'être "une courroie de transmission" entre le monde de la recherche et celui des décideurs. Ses rapports, qui constituent la plus vaste expertise possible sur le sujet, sont reconnus par les 192 Etats membres de l'Onu.
Certains résumés sont disponibles en français:
Ainsi s'est conclue la Conférence sur l'évolution du climat.
Le rapport du GIEC est le résultat d’un consensus scientifique prudent et non catastophique, pourtant les prévisions pour 2100 ne sont guère rassurantes :
A l'issue du "Grenelle de l'environnement", un sommet national de deux jours sur l'écologie, Nicolas Sarkozy a présenté jeudi les principales mesures destinées à lancer une "révolution verte", l'objectif etant de faire faire de la France un "pays exemplaire en matière de développement durable". Le chef de l'Etat a ainsi adopté la plupart des propositions émises pendant les réunions. Les principales associations environnementales ont exprimé leur satisfaction, voyant un changement de cap en cours.
Les principales décisions annoncées à l'issue du Grenelle de l'environnement sont :
OGM
TRANSPORTS
LOGEMENT
ENERGIE
AGRICULTURE
BIODIVERSITE
SANTE
RECHERCHE
ADMINISTRATION
TAXES
Voir la video de la Réunion locale à Drancy (réunion publique)
Airparif a développé le projet d'un site Internet européen, www.airqualitynow.eu, présentant des indices de la qualité de l'air dans les grandes villes européennes.
Ce projet, « CITEAIR - Common Information To European AIR » a été élaboré par 6 partenaires principaux, parmi lesquels on trouve Rotterdam, Leicester, Prague ou encore AirParif. L'objectif est d'apporter plus d'informations sur la qualité de l'air européen mais surtout de mettre a disposition du grand public des données qui soient comparables entre les villes.
Deux informations complémentaires sont données : une information sur la pollution ambiante mais également une information sur la pollution à proximité du trafic, alors que la plupart des indices ne prennent en compte que la pollution ambiante.
Les polluants retenus pour le calcul des indices utilisés sont multiples :
En regardant ces données, il apparaît clairement que des villes comme Paris ou Rome connaissent des problèmes de pollution, notamment en ce qui concerne la pollution à proximité du trafic.
Pour connaitre la pollution de votre ville : www.airqualitynow.e
Selon les experts de la santé publique réunis à Chicago pour la 47e conférence annuelle sur les agents antimicrobiens (ICAAC), le réchauffement climatique a un important impact sur la propagation des maladies infectieuses.
"Il y a quelques années nous n'aurions probablement même pas abordé cette question", a déclaré Anthony McMichael, médecin au Centre national d'épidémiologie et de santé publique de l'Université de Canberra, en Australie. "Mais (…) le réchauffement climatique se produit plus rapidement que nous le pensions il y a tout juste cinq ou dix ans".
"Cela va être un défi majeur et nous devons collecter plus de données (…) et adopter une approche plus écologique pour comprendre les origines de l'accroissement de la vulnérabilité et de la propagation des maladies infectieuses". Ce sujet est complexe et "exige que nous rassemblions aussi vite que possible les données pour pouvoir élaborer des modèles s'appuyant sur l'évolution de maladies lors des dernières décennies, pour bien comprendre les risques futurs", a-t-il ajouté.
150 000 décès attribués au réchauffement climatique
Selon les experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), le changement climatique va se traduire par une augmentation de la mortalité et les pays démunis seront les plus touchés. La température moyenne de la planète devrait augmenter de 1,8° à 4°C d'ici à 2100.
Cette augmentation de la température pourrait répandre des maladies comme le paludisme, la dengue ou les diarrhées, et augmenter encore les problèmes de malnutrition. Ces maladies ainsi que les vagues de chaleur, cyclones, sécheresses et inondations vont aussi devenir de plus en plus fréquents. Il y a deux ans, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait déjà que le réchauffement de la planète contribuait à 150 000 décès et 5 millions de cas de maladies chaque année.
source enviro2B, l'actualité de l'environnement et du développement durable.
Selon une étude de l'OMS rendue publique fin juin 2007, chaque année, treize millions de morts dues à la pollution pourraient être évitées dans le monde. Et le Docteur Maria Neira, directrice Santé publique et Environnement de l'OMS estime que les résultats sont minimisés par rapport à la réalité.
L'essentiel des ces décès imputés à la pollution surviennent dans les pays en développement, où le manque d'eau potable et le chauffage au feu de bois sont deux facteurs majeurs de risque.